Le père A. Jacquineau, SJ nous fait découvrir la Grégorienne

Print Friendly

Le père Jacquineau Azetsop, SJ, est le doyen de la faculté des Sciences Sociales à l’université pontificale de la Grégorienne à Rome. Il est l’auteur de plusieurs articles et livres dont l’un est intitulé Structural Violence, Population Health and Health Equity. Lors de son récent passage à Nairobi (Kenya), pour la présentation de son nouvel ouvrage intitulé HIV and AIDS in Africa: Christian Reflection, Public Health, Social Transformation, il a bien voulu nous parler de la faculté dont il a la charge. Ecoutons le père Jacquineau Azetsop, SJ qui s’exprime au micro d’Honoré Onana Olah :

 

 

C’est une faculté qui a été créé pour rendre visible la présence de l’Eglise à partir d’une perspective empirique. Cette faculté comporte trois subdivisions, dont celle sur l’enseignement social de l’Eglise; il ne s’agit pas seulement de lire les encycliques du Pape, mais de les lire en relation avec les questions sociales prenant en compte les méthodes de recherche en sciences sociales. Le deuxième point important sur lequel la faculté porte son attention est celui des communications sociales où nous offrons un programme qui va du premier au troisième cycle en communications sociales en mettant un accent sur les nouveaux médias et la communication audiovisuelle et surtout les théories dites sociales qui pourraient expliquer la manière de communiquer aujourd’hui. Enfin l’aspect de la socio anthropologie qui n’est ni la sociologie ou l’anthropologie, mais c’est sur les sciences sociales en général.

Nous avons un nombre important d’enseignants qui ont des spécialisations assez variées – politique, santé, culture, journalisme, nouveaux médias, questions féministes ou d’éthique philosophique, sciences politiques, macro économie, etc. – et multidisciplinaires.

Une vue de la Gregorienne (Photo: der spiegel)
Une vue de la Grégorienne (Photo: der Spiegel)

Quel est le volume des étudiants dans votre faculté ?

La population estudiantine est assez variée, nous avons des prêtres religieux, religieuses. Mais nous avons un bon nombre de laïcs italiens, africains, également des étudiants venant d’autres pays européens qui étudient avec nous.

La compagnie de Jésus vient d’élire un supérieur général pouvez-vous nous en dire davantage sur lui ?

Notre nouveau supérieur général est le père Arturo Sosa, SJ. Il était jusqu’ici le délégué du père général pour les maisons romaines. Autrement dit le supérieur majeur qui coordonne au nom du père général toutes les institutions internationales que nous – les Jésuites –possédons ou gérons à Rome notamment la Curie, la Grégorienne, la Civilta Cattolica, la Radio Vatican, le Biblicum, l’Oriental ainsi que les Maisons de formation comme le Gesù ou le Bellarmino, etc.

Le père Arturo Sosa, SJ est un homme d’une grande expérience : intellectuelle, du gouvernement de la Compagnie de Jésus, un politologue aguerri, et un homme qui a eu à gérer des universités au Venezuela. C’est un homme qui connait bien la Compagnie de Jésus et qui serait capable de bien diriger les Jésuites vers des fins qui profiteront à l’Eglise. Il répond également au profil dont Saint Ignace parle dans les constitutions de la Compagnie de Jésus. Nous sommes donc invités à prier pour lui afin que le Seigneur lui accorde les vertus qu’il a accordées à Saint Ignace Fondateur de la Compagnie de Jésus.

Un mot en guise de conclusion !

Je partirais de la rédaction de ce livre qui m’a amené à Nairobi. En éditant cet ouvrage, j’ai pu apprendre plusieurs choses sur ma personne. Mais aussi ce qui faudrait développer comme attitudes pour éditer un livre, le coordonner avec autant de personnes.

Honoré Onana Olah, SJ

Laisser un commentaire