Cté Saint Ignace (Brazzaville)

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L’histoire de la présence jésuite au Congo se confond, pour les premières années, avec celle du premier jésuite congolais, Ernest Kombo décédé le 22 octobre 2008.

Entré dans la Compagnie en 1965, E. Kombo est ordonné prêtre en 1973. Il poursuit des études d’économie à Paris (IFACE), puis arrive à Brazzaville en août 1976. Le Père Luc-Antoine l’y rejoint à la même époque. Il n’existe pas encore de résidence jésuite. C’est ainsi que de 1976 à 1977, Ernest Kombo s’insère dans une communauté paroissiale de Brazzaville (Moungali), tout en travaillant comme fonctionnaire au Ministère du Plan. Luc-Antoine Boumard quant à lui, réside au moyen séminaire St-Jean, où il enseigne. Entre temps, Le P. Provincial confie à Ernest Kombo la mission de voir quel travail les Jésuites peuvent entreprendre au Congo.

Le 1er août 1978, la construction de la future résidence est commencée. Trois scolastiques arrivent à Brazzaville pour étudier à l’université (Joseph Atanga – Fidèle Dollo – Jean-Roger Ndombi) et habitent à la procure diocésaine en attendant que la maison soit achevée. E. Kombo est nommé vice-supérieur de la communauté.

En janvier 1980, E. Kombo quitte la paroisse de Moungali pour prendre en charge, à la demande de Mgr Batantu, la paroisse Ste-Anne. Luc-Antoine Boumard, tout en continuant d’enseigner au moyen séminaire, assure les messes dominicales à la paroisse Ste Thérèse de Ngambio (quartier d’Izouli), nouvelle paroisse que Mgr Batantu désirerait confier aux Jésuites.

Le 23 novembre 1980, a lieu la profession d’E. Kombo. Durant cette période, des conversations entre Mgr Batantu, archevêque de Brazzaville et les Jésuites de la PAO sont engagées. Mgr Batantu propose 4 orientations pour la Compagnie :

1- Prendre une paroisse de brousse : Kinkala, située à 90 km de Brazzaville.

2- Prendre une nouvelle paroisse urbaine (Izouli) dans un quartier pauvre.

3- Construire et animer un Centre pour la Formation Spirituelle.

4- Animer le C.E.R.C. (Centre d’études et de recherches chrétiennes), foyer universitaire fondé par un père dominicain.

Le 30 novembre 1980, le terrain où sera édifiée la maison de retraites, pour laquelle ont finalement opté les pères de Brazzaville et le P. Provincial de la PAO, est acheté. Le 12 février 1981, Mgr Batantu demande officiellement au Provincial de construire et animer une maison de retraites à Brazzaville. Avec l’aide des fraternités de Poto-Poto Djoué, un chemin est tracé jusqu’au terrain acquis pour réaliser ce projet.

Le 3 août 1981, Mgr Paul Dalmais, ancien archevêque de N’Djaména, débarque au Congo. Il commence à apprendre le Lari, langue parlée dans la paroisse Ste Thérèse de Ngambio – paroisse que voulait confier l’archevêque aux Jésuites -, mais on lui demande de venir aider E. Kombo à la paroisse Ste-Anne, et il se met à apprendre le Lingala. En octobre 1981, les jésuites prennent complètement en charge la paroisse Ste Anne avec pour curé E. Kombo, aidé par les Pères Boumard et Dalmais. A la résidence, il reste le scolastique Joseph Atanga.

Le 5 décembre 1983 est la date de l’érection du nouveau diocèse de Nkayi, détaché du diocèse de Pointe-Noire. Ernest Kombo est nommé évêque de ce nouveau diocèse et son intronisation a lieu le 25 mars 1984 sous la présidence de Mgr Mpoaty, évêque de Pointe-Noire.

Entre temps, mars 1984, L.-A. Boumard a quitté le moyen séminaire pour la résidence. Il a pris en pension à la résidence des étudiants laïcs qui lui tiennent compagnie. Il enseigne la philosophie au grand séminaire Emile Biayenda et s’occupe aussi d’organiser chaque année quelques retraites d’étudiants.

Le 11 septembre 1984 arrive le P. Desportes avec une double mission : ministre de la résidence et chargé de veiller à la construction de la maison de retraites. La communauté jésuite en place n’avait pas de supérieur. Le 8 mars 1985, le P. Juan-Luis Marteles arrive en tant que supérieur de la résidence et professeur au grand séminaire. C’est alors que commence la construction du Centre de Sessions Vouèla en juillet 1985. L’entrepreneur choisi pour ce chantier est le P. Morizur, vieux spiritain curé d’une paroisse de Brazzaville et constructeur de l’archevêché. Le Frère Elie Cruz-Mermy arrivera quelques mois après le démarrage du chantier Vouèla, au mois d’octobre 1985, et offrira ses services pour l’avancée des travaux.

* Maison Saint Ignace

Rue du Colonel Brisset

B.P. 1045 BRAZZAVILLE

Tel. (242) 67 52 707 / 242-58 39 018

Ecobank N° 01403372201 27

* Centre Spirituel Vouéla

Tel. (242) 97 73 613