Cté Saint Pierre Claver

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Notons tout de suite qu’il revient au père Charles Dubé d’avoir assuré le début du collège. En effet, il ouvre, à la demande de Mgr Sagna, deux classes de seconde, en octobre 1970, à la Maison des oeuvres du diocèse; en 1971, s’ajoutent deux classes de première. Le père Dubé rentre au Canada en juillet 1972. C’est l’abbé François Diandy qui prend la relève et ouvre deux classes de terminale. À Pâques, avril 1973, le personnel et les élèves se transportent dans les nouveaux bâtiments.

En septembre 1973, une équipe, composée de six jésuites, arrive pour prendre officiellement charge du collège. Équipe de cinq pères et d’un frère, soit les pères Adrien Léonard, supérieur de la communauté et directeur du collège, Yvan Carrier, professeur de sciences naturelles, Charles Dubé, professeur de français, Gérard Goulet, professeur de latin et de français, Paul-Émile Tremblay, professeur de sciences physiques et le frère Mathurin Charlot qui quitte en avril 1974, son travail d’installation de la communauté étant terminé. À cette équipe s’étaient jointes six religieuses du Bon Conseil dont 4 enseignantes, et 3 coopérants laïcs canadiens.

En septembre 1974 s’ajoute à l’équipe le père Alfred Ducharme, professeur de sciences physiques, qui nous quittera en juillet 1977. Le père Paul-Émile Tremblay quitte à son tour en juillet 1979 et est remplacé en décembre de la même année par le père Chrysologue Allaire, professeur de sciences physiques. Le père Allaire est nommé supérieur de la communauté. Ajoutons la venue dans notre communauté du père Roger Lavoie qui, de 1979 à 1981, a enseigné les sciences naturelles au séminaire Saint-Louis, puis est rentré au Canada et aussi de M. Roger Lupien, un coopérant canadien, (un ancien du collège Sainte-Marie), professeur de mathématiques et de sciences physiques. Il a enseigné trois ans au collège, soit de 1976 à 1979.

Durant notre séjour à Ziguinchor, aucun événement spécial n’a marqué la vie du collège. Nous avons bâti un collège de la Compagnie! Avec sa discipline, ses exigences académiques et de bons résultats (en général) aux examens de l’État. Collège de second cycle, composé, selon les années de 8 ou 9 classes, dont les effectifs variaient entre 300 et 350 élèves, mixte, mais où les garçons étaient nettement majoritaires, de religions catholique (50%), musulmane et animiste, mais sans jamais poser de problème de cohabitation. Bref un collège ordinaire.

Ajoutons enfin que nous avons équipé le collège d’une bonne bibliothèque (environ 5000 volumes) et de laboratoires de sciences physiques et de sciences naturelles.

En juillet 1983, nous quittons le collège, estimant que nous avons atteint le but proposé. Le collège est bien organisé et nous jugeons qu’il appartient maintenant au clergé diocésain de prendre la relève, puisqu’il s’agit de son œuvre.

Pastorale

En plus de notre ministère au collège auprès des élèves (messe hebdomadaire, groupes de réflexion chrétienne, direction spirituelle, rencontres islamo-chrétiennes, etc.), nous avons fait durant ces dix années à Ziguinchor des ministères dominicaux en brousse, spécialement à Boutoupa, Bindialoum, Soucouta et Niaguis. Nous avons également assuré la messe quotidienne chez les frères du Sacré-Cœur (juvénat) et l’aumônerie. Nous avons aussi donné plusieurs récollections aux religieuses du diocèse et quelques retraites annuelles.

Père Gérard Goulet

En 1980, le père Gérard Goulet quittait Ziguinchor pour assurer le service de l’aumônerie chez les Frères du Sacré-Cœur à leur maison de Nianing (noviciat et juvénat). De 1980 à 1985, année de son départ du Sénégal, le père a donné de nombreuses récollections et retraites aux frères et aux grands séminaristes de Sébikhotane.

Relations

Nos relations avec l’évêque de Ziguinchor et le clergé diocésain ont toujours été cordiales.