MEDITATION DU DIMANCHE DES RAMEAUX, ANNEE B (2021)

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Le Père Tito Victor Yétongo, SJ., nous introduit à la Méditation avec les Lectures du Dimanche des Rameaux (Année B) : Procession des Rameaux: Mc 11, 1-10 ; Messe de la Passion: Is 50, 4-7; Ps (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a); Ph 2, 6-11; Mc 14, 1 – 15, 47

Appelé(e)s à imiter le Christ, le Roi de l’Univers, le Serviteur souffrant, pour qu’advienne le Règne de Dieu, Règne de paix, de justice, de fraternité…

Tous les textes de ce Dimanche des Rameaux et de la Passion nous introduisent dans la Semaine Sainte, en nous donnant de contempler le Christ, Roi de l’Univers, Roi sans palais ni cour royale terrestres, Roi sans armées ni troupes terrestres, Roi qui n’a reçu en cette vie que la couronne d’épines pendant sa violente passion, Roi qui a préféré monter sur un ânon que sur un beau cheval bien ferré signe de puissance des rois de son temps : …Ils amenèrent le petit âne à Jésus…Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! (Mc11, 1-10).

Jésus est venu, en effet, inaugurer le Règne de Dieu son Père et notre Père, Règne pour l’avènement duquel nous continuons à prier: Notre Père qui est aux cieux que ton Règne vienne…. 

Pourquoi ce règne de paix et de justice, de fraternité et d’amitié, de bonheur partagé et d’amour… tarde-t-il à venir ?

Ce règne tarde à venir tout simplement parce que nous avons du mal à imiter son Fils et souffrons du coup de trois mortelles maladies dont il nous guérir par notre effort de carême et la grâce de Dieu. Ces maladies à la lumière des textes ce Dimanche sont entre autres : L’orgueil, l’égoïsme, l’auto-accomplissement.

A écouter les textes de ce Dimanche des Rameaux et de la Passion de notre Seigneur Jésus, nous repartirions de cette Eucharistie, en demeurant comme les chefs des prêtres, les scribes et pharisiens, le roi Pilate, les soldats qui ont malmené Jésus et la foule manipulée qui criait et réclamait la mise à mort de Jésus, si nous ne prenions pas le remède à notre maladie d’orgueil, remède que constitue l’imitation du Christ dans son humilité, le remède à notre maladie d’égoïsme, remède que constitue l’imitation du Christ dans son renoncement à lui-même, …Lui qui était de condition divine, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur… (Ph2, 6-11) de serviteur souffrant (Is50, 4-7).

Il ne faut non plus oublier le remède à notre maladie d’auto-accomplissement, remède que constitue l’imitation du Christ dans son don total en croix pour que nous ayons la vie (Jn15, 13).

Ces remèdes sont des efforts de carême qui ne peuvent être faits que dans une profonde relation filiale de prière telle que Jésus l’a vécue au Jardin de Gethsémani. Relation qui doit devenir notre style de vie. Ainsi, comme le Père n’a pas abandonné son Fils, Il ne nous abandonnera non plus, même si parfois nous en avons l’impression comme son Fils, mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps, 21).

Que Dieu nous donne la grâce et la force de prendre ces trois remèdes comme derniers efforts de carême pour que pendant cette Semaine Sainte renaissent la paix, la justice, la fraternité, l’amitié et l’amour… dans nos cœurs, dans nos familles, nos communautés, notre société…. Signes de l’avènement du Règne de Dieu que le Christ a inauguré par sa passion, sa mort et sa résurrection….

Amen !

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