Etats-Unis: Ordination sacerdotale du Père Fabrice Kameni, SJ

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Mgr Michael Barber, évêque d’Oakland vient d’ordonner quatre nouveaux prêtres parmi lesquels le jésuite Fabrice Nazaire Tcheumaga Kameni. La célébration a eu lieu dans le jardin de Marie (Mary’s Garden) à Orinda en Californie aux Etats-Unis.

La procession liturgique a en effet débuté ce 05 septembre 2020 aux environs de 8h (heure locale), soit 15h00 temps universel. A cause de la pandémie de la Covid-19 et des mesures barrières associées, on comptait une foule restreinte d’environ cent-cinquante personnes, composée d’une quarantaine de prêtres parmi lesquels le Père Marty Connell, SJ, Recteur de Jesuit School of Theology, de six diacres, de quelques religieux et religieuses, et des fidèles laïcs parents et amis des ordinands.

Mgr Michael Barber et le Père Fabrice Kameni SJ

Au cours de son homélie, Mgr Michael Barber a exploré succinctement la question de savoir ce qu’est être un prêtre catholique? La figure essentielle du prêtre, a-t-il affirmé, demeure le caractère de sa dignité de représentant de Dieu à qui les fidèles viennent se confier avec leurs joies et leurs peines, leurs exploits et leurs forfaits, et de surcroît leurs secrets pour recevoir quelques conseils et aides de discernement. Le prêtre, a-t-il poursuivi, comme un autre Christ (alter Christus) illustre bien ce portrait. A la consécration, le prêtre dit les mêmes paroles de Jésus: “Ceci est mon corps, ceci est mon sang”. Dans le sacrement de réconciliation, le prêtre confesseur dit au pénitent: “Je t’absous de tes péchés…” et non “Dieu t’absout de tes péchés…”. Un bon prêtre est un bon berger.

Prenant tour à tour l’exemple de St Jean Marie Vianney, saint patron des prêtres, St Ignace de Loyola, le fondateur de la Compagnie de Jésus, St Don Bosco, le fondateur des Salésiens, Mgr Michael Barber a rappelé aux ordinands comment chacun à sa manière, et avec la grâce qui lui est donnée, a su manifester cet aspect de bon pasteur: Jean Marie Vianney avec de longues heures au confessionnal, Don Bosco avec l’orphelinat pour le soin des filles orphelines, Ignace de Loyola avec le désir de se conformer au Christ bon berger.

Le jésuite Fabrice Kameni lors du rite de l’imposition des mains

S’étendant un peu plus sur l’expérience de St Ignace de Loyola, l’évêque d’Oakland qui a fait toute sa formation comme jésuite, a partagé avec l’assemblée sa propre expérience des Exercices Spirituels de 30 jours au noviciat. Le bon berger est celui qui désire souffrir pour ses brebis. D’une façon dramatique, et pour insister sur la gravité d’une telle décision, le Père-Maître leur avait fait prier le triple colloque des deux Etendards autour de l’autel: le désir de souffrir opprobres et outrages pour imiter davantage le Christ pauvre et humble (Ex.Sp. 147; cf. Const. [101]: la livrée du Christ). Le Seigneur est le premier bon berger (Ps 23/22: Le Seigneur est mon berger). Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent (Jn 10,14).

C’est l’amitié, voire l’intimité avec le Christ, qui nous fait tenir notre promesse. Mgr Michael Barber a terminé sa prédication en s’adressant aux élus du jour en ces termes: “comme un ami fidèle et le bon Pasteur, Jésus sera toujours là pour toi. Sois un bon berger; aie un bon cœur; sois toujours là pour lui!”

“Qu’ils sont beaux les pas de ceux qui portent la Bonne Nouvelle…”

La célébration s’est poursuivie avec les rites d’ordination. Le Père Fabrice est ainsi devenu prêtre de Jésus-Christ dans la Compagnie de Jésus. Vêtu de l’étole et de la chasuble par son confrère et accompagnateur spirituel, le Père Eddie Fernandez, SJ, le nouvel ordonné Kameni a suscité, avec les trois nouveaux prêtres, l’exclamation du prophète: “Qu’ils sont beaux les pas de ceux qui portent la Bonne Nouvelle, qui annoncent le salut et la paix!” (Is 52,7).

Après la liturgie eucharistique, le célébrant principal a brièvement remercié les familles biologiques des nouveaux prêtres, les formateurs du séminaire, les salésiens et les jésuites ainsi que les bienfaiteurs et bienfaitrices, pour leur don et générosité. Dans la foulée, il s’est adressé en français à la famille du père Fabrice Kameni, SJ qui suivait en ligne la cérémonie depuis le Cameroun. Les rites d’envoi suivis d’une séance de prise de photos ont conclu la célébration.

Augustin Atsikin, SJ

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