Méditation du Quatrième Dimanche de l’Avent (A)

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Guy-Maria ISAKI Musam’abar, SJ nous introduit à la Méditation avec les Lectures du Quatrième Dimanche de l’Avent (Année A) : Isaïe 7,10-16 ; Psaume 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6 ; Romains 1,1-7 ; Matthieu 1, 18-24

Jésus fils de David et Emmanuel

Les lectures de ce quatrième dimanchenous font découvrir en Jésus Celui qui vient combler nos diverses attentes ; celles d’un monde juste et fraternel, d’amour et de liberté. Cette soif d’une humanité renouvelée et transformée. Cette venue de Jésus parmi nous est une bonne nouvelle qui doit être annoncée et proclamée à tous, en particulier aux pauvres, aux exclus, aux affligés et aux sans-abris.

Dans la première lecture, le prophète Isaïe annonce au roi Acaz la naissance d’un enfant qui sera né d’une jeune fille vierge et qui sera appelé « Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Cet enfant annoncé au roi Acaz est bel et bien Jésus, Fils de Dieu, né de la Vierge Marie, qui devient ainsi la Mère de Dieu.

Quant à la deuxième lecture, Saint Paul, rappelle les origines davidiques de Jésus Fils de Dieu.

Dans l’évangile, il s’agit d’une Annonciation à Joseph, qui deviendra le père nourricier de Jésus. Nous savons que l’Annonciation à Marie est le premier des mystères joyeux quand nous récitons le Saint Rosaire. Dans cette Annonciation, Marie apprend qu’elle concevra par l’action de l’Esprit Saint.  Et le récit se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » (Luc 11, 38). Saint Matthieu, en ce dimanche, nous met en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est ce passage qui nous plonge déjà dans le ministère de la nativité.

Joseph, époux de Marie et modèle de l’écoute

Entrons donc au cœur de cette Annonciation à Joseph. Voyons comment le secours divin passe par l’annonce d’un ange demandant à Joseph de ne pas craindre et de prendre chez lui Marie comme épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et il lui donnera le nom de Jésus qui veut dire « le Seigneur-Sauve », car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Alors qu’il avait décidé de répudier discrètement Marie, Joseph se ressaisit et obéit au messager de Dieu. Le message de Joseph est celui de sa discrétion. Par son oui, Joseph devient partie prenante de mystère du salut d’un peuple qui en attente du Messie promis, qui est le nouveau David, et qui sauvera le peuple d’Israël.

Joseph est un homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est prompte et diligente : « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse ».

En ce dimanche, la figure de Joseph nous est donnée comme exemple de l’écoute, de la méditation, de la profondeur intérieure au milieu d’un monde marqué par tant de bruits et de rumeurs, de la recherche effrénée du pouvoir et de possession. Comment Dieu nous confie-t-il aujourd’hui de nouvelles missions ? En effet, Dieu a besoin de nos mains pour continuer les siennes ; il a besoin de nos lèvres pour proclamer sa parole ; il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager ; il a besoin de notre « oui », un « oui inconditionnel » pour réaliser en et par nous son œuvre de rédemption.

Les couples sont invités à s’inspirer du message de l’Annonciation

Maintenant, nous pouvons penser à ce couple (Marie et Joseph) se retrouvant et partageant son secret. Marie et Joseph qui se racontent leur Annonciation, chacun la sienne, mais, c’est la même épiphanie, la même annonce. L’un et l’autre, ils ont donné leur réponse de foi, ils ont opéréle choix du Seigneur : « Qu’il me soit fait selon ta parole », dit Marie (Luc 1,26-38), et l’on voit Joseph qui « fait ce que l’ange du Seigneur lui a prescrit ». Ils peuvent conforter leur foi, se confirmer mutuellement dans leur vocation, dans leur mission, et saisis par l’évidence du Don de Dieu, ils peuvent attendre avec allégresse et admiration la naissance du Sauveur de l’humanité. Ce regard plein d’admiration et d’émerveillement qui grandit en nous à l’approche de Noel ; où nous nous engageons à regarder le monde avec le regard de Dieu, ce regard qui transforme et qui permet à chaque homme de redécouvrir ce qu’il y a de meilleur en lui.

Puisse le Seigneur par sa Venue, nous aider vraiment à le porter au monde, à cette humanité qui cherche la paix et le bonheur ; et qui, malheureusement, est souvent troublée par la violence et par toute sorte de structures du mal que les hommes engendrent eux-mêmes par égoïsme.                        

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