Pour R. Rakotoarimalala les jésuites aident à la recherche à Madagascar

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Du 16 au 18 novembre 2018, plusieurs jésuites et leurs collaborateurs se sont réunis à Hekima University College au Kenya en vue d’une rencontre sur la recherche sur le continent (JCAM Research Network workshop). Romuald Rakotoarimalala, enseignant de philosophie au scolasticat jésuite Saint Paul Tsaramasoandro à Madagascar, est l’un des collaborateurs  des jésuites ayant pris part à cette rencontre. Il a bien voulu nous parler de cette rencontre au micro d’Honoré Onana Olah :

 

 

C’est une plateforme où on a eu à échanger sur des méthodes et des idées…

Quels sentiments avez-vous en participant à une telle rencontre avec des jésuites dans le domaine de la recherche ?

Etant laïc, pour moi c’est ma première expérience d’avoir de tels échanges entre les philosophes, les théologiens, les scientifiques en Afrique. En effet, le but de la rencontre est celui de concrétiser la mission de la Compagnie en Afrique et à Madagascar.

Pour moi c’est une nouvelle expérience dans mon métier d’enseignant. Durant le workshop on a beaucoup parlé d’idées réelles sur les problèmes que traverse le continent. L’objectif n’était pas seulement de se retrouver, mais de trouver des moyens de travailler ensemble. D’ailleurs le père Agbonkhianmeghe E. Orobator, SJ., Président du JCAM (Conférence des Jésuites d’Afrique et de Madagascar) nous a dit dans son mot d’ouverture que cette rencontre vise la concrétisation d’un travail scientifique, théologique…, bref dans tous les domaines dans lesquels l’Afrique rencontre des problèmes.

Quel est l’apport d’une telle rencontre pour un pays comme Madagascar ?

Madagascar actuellement se trouve dans une situation critique notamment sur le plan politique. Ma présence aussi ici au Kenya, c’est dans le but de partager avec les autres collègues philosophes, théologiens du continent à travers cette plateforme. Mais un des apports pour Madagascar, c’est la découverte de la théologie de l’interculturalité. Cela est très important pour nous les malgaches. Et comme on le dit à Madagascar, si on veut prêcher, il y a un risque de confondre la culture et l’évangile. C’est ainsi que durant le workshop nous avons pu découvrir que les problèmes de l’Afrique sont presque similaires et un des atouts de Madagascar c’est que nous avons pu prendre des résolutions adéquates.

Un mot en guise de conclusion (en malgache) !

Mirary soa ho an’ny namana rehetra, indrindra ireo mpianatra Malagasy mipetraka aty Nairobi sy ny any Abidjan, DR Congo, mba hahavita tsara izany fianarana izany. Mazotoa ry zalahy fa tena zavadehibe io fianarana io a!

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