Burkina-Faso : Interview du Père Augustin Goytisolo, SJ

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Cher père, bonjour et bonne fête à vous. Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Cela fait maintenant cinquante ans que vous avez été consacré prêtre du Christ : 14 juillet 1967-14 juillet 2017. L’interview avec vous s’inscrit dans le cadre de la célébration de ce jubilé. Elle comportera deux parties :

En cette année où vous célébrez votre jubilé d’or de sacerdoce, vos compagnons et autres voudraient vous connaître davantage.

Mon père, pouvez-vous mieux vous présenter ?

Je m’appelle Augustin Goytisolo. Je suis né à Barcelone, Espagne, en septembre 1936. Donc, j’ai pu déjà fêter mes 80 ans de vie … Né en pays catalan, je suis de culture espagnole. Pour ma formation scolaire mes parents chrétiens très pratiquants m’ont amené au  Collège des frères de la Salle à la Bonanova, au nord de la ville.

En cette année où vous célébrez cinquante ans de sacerdoce et quarante-neuf de mission en Afrique, quels sont les sentiments qui vous habitent ?

Comme pour tous ceux qui arrivent à une date de jubilé de 50 ans de sacerdoce, mes sentiments sont ceux d’une grande Action de grâces.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix en faveur de la Compagnie ?

Ce sont mes lectures sur la vie des jésuites missionnaires qui m’ont attiré vers la Compagnie de Jésus. L’histoire extraordinaire de ma vocation à la vie religieuse jésuite a commencé avec St. François Xavier, les Martyres du Canada, etc.

Comment avez-vous vécu votre noviciat ?

Je suis entré au Noviciat de Veruela (Zaragoza) à  mes 18 ans, après le bac. Nous étions assez nombreux au Noviciat, quelques 40 jeunes. La vie au Noviciat a été une expérience d’une grande austérité qui a favorisé ma capacité à m’adapter à la future vie missionnaire.

Après votre noviciat, comment s’est déroulée la suite de votre formation ?

Ma formation a duré 12 ans. Elle a été assez longue. Après mon noviciat, j’ai fais le parcours classique de philosophie, régence et théologie, plus une année à l’Université pour une licence en Philo-Ars. Je n’ai pas eu de séjours à l’étranger, comme pour certains « privilégiés ». La régence à Majorque m’a beaucoup aidé.

Êtes-vous satisfaits de la formation donnée dans les scolasticats entre 1950 et 1970 ?

Pendant les premières années, ma formation s’est passée dans un climat fermé et traditionnel. C’était le contexte d’avant le concile Vatican II. Mais les années 1960, celles  du concile, ont apporté un air frais pour notre formation et toute l’Église.

Périple missionnaire du P. Augustin Goytisolo : Hier, aujourd’hui et demain

 

HINVO Noël Sèmass, SJ

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