Lundi de la deuxième semaine de carême

Print Friendly, PDF & Email

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc, chapitre 6, versets 36 à 38

Jésus disait à la foule : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure que vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »


 

  • Entrée en prière

Á un ou deux pas de l’endroit où je vais prier, je me tiens debout le temps d’un Pater noster, l’esprit tourné vers le haut et considérant comment Dieu me regarde, puis je pose un acte de révérence. Je

choisis une position confortable (à genoux, assise, pas couché pour les bien-portants). Je prends le temps de me poser, de me détendre. Si j’ai des soucis qui remontent, je ne les refoule pas mais je les offre simplement au Seigneur. Je prends conscience de mon corps, je laisse installer en moi une respiration naturelle et paisible. J’entre peu à peu dans le silence de mon cœur.

  • Prière préparatoire

Ayant pris conscience de moi-même et de la présence de Dieu qui veut me rencontrer, je laisse monter aussi en moi le désir de Le rencontrer. Je m’ouvre à la relation avec Dieu en lui demandant « sa grâce pour que toutes mes intentions, actions et opérations soient purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté »

  • Composition de lieux

Voir avec les yeux de l’imagination, Jésus enseignant une foule dans un espace ouvert. Me tailler une place au milieu de ses auditeurs et me rendre attentif au contenu de son enseignement du jour.

  • Grâces à demander (au choix)

1/ Père, accorde-moi la grâce d’être miséricordieux comme Toi.

2/ Mon Dieu, accorde-moi la grâce d’un cœur qui sait aimer, pardonner et donner.

  • Points pour la méditation

Relire calmement et attentivement l’extrait biblique et considérer les points ci-dessous :

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

Par ces mots, Jésus nous révèle que nous ne pouvons être miséricordieux qu’en contemplant d’abord la miséricorde du Père. La miséricorde du Père est antérieure à la mienne. En témoigne l’usage de l’adverbe comme. Alors, prends le temps de méditer sur cette miséricorde : ce qu’elle est, la manière dont Dieu me la manifeste. Laisser Jésus évangélise mes images de Dieu.

« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. »

Ne pas juger et ne pas condamner signifient, de façon positive savoir accueillir ce qu’il y a de meilleur, de bon en soi et en toute personne, ne pas permettre qu’elle ait à souffrir de mon jugement partiel et souvent axé sur des préjugés. Mal parler de mon collègue, de mon frère ou ma sœur, de mon mari ou ma femme en son absence, c’est compromettre sa réputation et l’abandonner aux ragots. Pardonner, c’est se rendre compte qu’on est aussi un être faillible. Quel regard je pose sur moi-même et sur les autres ? Ai-je le désir de vivre cette manière concrète d’être miséricordieux ?

« Donnez, et vous recevrez »

Jésus nous lance une invitation à la charité (un des trois piliers du carême) et à la générosité. Donner suppose la capacité de me départir de quelque chose afin de contribuer au bonheur de l’autre. Quand je donne, je reçois la joie de l’autre. Ici, chacun peut méditer sur sa relation aux choses créées : désir d’accumuler, de posséder, etc.

  • Colloque

Comme un ami écoute et parle à son ami, dis à Jésus ce qui remonte en moi (mes joies, mes peurs, mes désirs, résistances, etc.). Terminer par Notre Père ou autres prières usuelles de mon choix.

 

Noël Sèmassa HINVO, sj.

Laisser un commentaire